Santé

Le CBD comme nouvel aliment et complément alimentaire

Par RID , le 27 octobre 2022 , mis à jour le 27 octobre 2022 - 2 minutes de lecture
cbd en aliment ou complément alimentaire

Tout aliment n’ayant pas été consommé de manière significative en Europe avant mai 1997 est considéré comme un nouvel aliment.

En ce qui concerne le statut de « novel food (nouvel aliment) » qui permettrait notamment d’utiliser le CBD dans des produits de type « compléments alimentaires », les experts scientifiques européens qui ont évalué les dossiers ont conclu, le 7 juin 2022, ne pas pouvoir statuer sur la sécurité du cannabidiol (CBD) en tant que nouvel aliment en raison de lacunes dans les données disponibles et d’incertitudes concernant les dangers potentiels liés à sa consommation.

Selon l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire (EFSA), les compléments alimentaires sont destinés à corriger des carences nutritionnelles, à maintenir un apport adéquat en nutriments ou à soutenir des fonctions physiologiques spécifiques. Ce ne sont pas des médicaments et, en tant que tels, ils ne peuvent exercer d’action pharmacologique, immunologique ou métabolique. Par conséquent, leur utilisation n’est pas destinée à traiter ou prévenir des maladies chez l’Homme ou à modifier les fonctions physiologiques. Dans l’Union européenne, les compléments alimentaires sont réglementés en tant qu’aliments.

La Commission européenne estime que le CBD peut être considéré comme un nouvel aliment s’il remplit les conditions fixées par la législation de l’UE sur les nouveaux aliments. Les principes sous-jacents qui sous-tendent une autorisation comme nouvel aliment dans l’Union européenne sont l’absence de danger pour les consommateurs et un étiquetage correct pour ne pas les induire en erreur. Le groupe d’experts de l’EFSA sur la nutrition, les nouveaux aliments et les allergènes alimentaires a identifié plusieurs dangers potentiels liés à la consommation de CBD et de nombreuses lacunes dans les données disponibles concernant ses effets sur la santé devraient être comblées avant que ces évaluations puissent se poursuivre.

Les experts n’ont pour autant pas conclu que le CBD était dangereux en tant qu’aliment. Une période de deux années supplémentaires est proposée par l’EFSA pour recueillir les réponses aux questions posées par les experts. Ce délai risque de retarder d’autant plus l’autorisation de compléments alimentaires qui pourrait représenter à terme la plus grande partie du marché à base de CBD.